Le Parisien indique en effet qu’« une étude portant sur plus de 650.000 enfants danois suivis sur plus d’une décennie est parvenue à la même conclusion que plusieurs études précédentes : le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) n’augmente pas le risque d’autisme ».
Le journal explique que « l’étude a pris en compte les données de l’ensemble des enfants danois nés de 1999 à 2010, suivis jusqu’en 2013. Les chercheurs ont comparé le nombre d’enfants ayant reçu un diagnostic d’autisme parmi les vaccinés et les non-vaccinés, et n’ont trouvé aucune différence ».
Les auteurs écrivent ainsi dans les Annales de Médecine interne aux Etats-Unis : « L’étude soutient fortement le fait que le vaccin n’augmente pas le risque d’autisme, ne déclenche pas l’autisme chez les enfants susceptibles (NDLR : ayant des facteurs de risque), et n’est pas associé avec un regroupement de cas d’autisme après la vaccination ».
Le Parisien rappelle que « de leur côté, les anti-vaccins s’appuient sur une étude de 1998 montrant un lien entre ce vaccin et autisme. Sauf que cette publication ne reposait que sur le cas de 12 enfants. Par ailleurs, cette étude a été rétractée par la revue médicale qui l’avait publiée, l’auteur, qui avait falsifié les résultats, a perdu sa licence médicale ».
Le quotidien constate que « faute d’un taux de vaccination suffisant, cette maladie ultracontagieuse est en pleine recrudescence en France. Le virus avait pourtant été pratiquement éradiqué. Val-Thorens, le principal foyer de la maladie en France, vient de recenser son 48e cas de rougeole. Sur l’ensemble du pays, 244 personnes ont déjà été contaminées depuis le 1er janvier, 30% ont dû être hospitalisées ».
« A tel point que la France est entrée dans la liste des dix pays responsables d’environ trois quarts des augmentations de cas de rougeole dans le monde l’an dernier. Face à cette progression inquiétante, l’agence des Nations unies a exhorté les mauvais élèves à changer de cap », 
relève le journal.